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Informations sur l'épidémie COVID-19

LETTRE D’INFORMATION COVID-19 #37 DU 6 MARS 2021

1. L’état des lieux en France et en Europe

Il y a 2 mois, le variant britannique B.1.1.7 concernait moins de 2 % des échantillons testés. Depuis plusieurs jours, il est majoritaire dans de nombreuses régions de France. 

Au lundi 1 mars 2021, le taux d'incidence, c'est-à-dire le nombre de patients ayant un test RT-PCR positif pour 100.000 habitants, a augmenté pour atteindre 220. L’indice R, qui correspond au nombre moyen de personnes contaminées par chaque personne atteinte de la COVID-19, est de 1,08.

Il y a actuellement 3633 patients en réanimation, chiffre en augmentation depuis plusieurs jours, avec un taux d'occupation des lits de réanimation en France métropolitaine entre 70 et 75 % à la date du 4 mars 2021. La situation est particulièrement fragile à Mayotte et à la Réunion, où tous les lits de réanimation sont saturés. 

Trois départements, les Hautes-Alpes, l'Aisne et l'Aube, rejoignent la liste des départements sous surveillance renforcée. Par ailleurs, à compter du vendredi 5 mars, le dispositif de confinement le week-end concerne désormais le Pas-de-Calais, qui connait un taux d’incidence supérieur à 400 pour 100 000 patients. 

En Europe, l’épidémie repart globalement à la hausse avec plus d’un million de nouveaux cas en 8 jours.

2. Ouverture de la vaccination aux patients de > 50 ans avec des antécédents cardiaques 

La vaccination sera autorisée dans les pharmacies à compter de la semaine du 15 mars pour « les personnes ayant plus de 50 ans et présentant une comorbidité, notamment cardiovasculaire : hypertension artérielle compliquée (notamment complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), antécédent d’accident vasculaire cérébral, antécédent de coronaropathie, antécédent de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque.

Les patients atteints d’un diabète de type 1 et 2, ceux avec une pathologie respiratoire chronique, un asthme sévère, une fibrose pulmonaire, une insuffisance rénale chronique dialysée, une obésité, une pathologie neurologique sont aussi éligibles.

Vous pouvez ainsi contacter votre médecin traitant pour qu’il vous prescrive le vaccin contre la Covid-19 !

La liste complète des critères est accessible sur le lien suivant :

https://solidarites-sante.gouv.fr/grands-dossiers/vaccin-covid-19/article/la-strategie-vaccinale-et-la-liste-des-publics-prioritaires#liste-comor

3. Les vaccins arrivent (enfin !) 

Les difficultés pour se vacciner sont bien réelles depuis de nombreuses semaines pour des raisons diverses : pénurie, manque d’anticipation, mauvais choix stratégiques, désorganisation. Devant ces difficultés, nous ouvrons pour vous un centre de vaccination au sein de l’Institut de Cardiologie, avec les « moyens du bord » ! Donc soyez volontaires et soyez indulgents. 

Qui peut se faire vacciner à l’Institut de Cardiologie (indications principales) ?

Patient > 75 ans

Patient 65-75 ans ET :

Insuffisance cardiaque ET insuffisance rénale (DFG<30ml/min) ou dialyse

Insuffisance cardiaque ET insuffisance respiratoire chronique

Cancer sous traitement

Greffé (cœur, rein ou foie)

Les patients de 50 à 64 ans souffrant d’une ou plusieurs comorbidités :

hypertension artérielle compliquée

antécédent d’accident vasculaire cérébral,

antécédent de maladie coronaire,

antécédent de chirurgie cardiaque,

insuffisance cardiaque 

Les patients diabétiques 

Les patients obèses avec indice de masse corporelle ≥ 30 

Quelles sont les contre-indications ou non-indications à se faire vacciner ?

Les femmes enceintes ou allaitantes (non étudiées)

Les personnes ayant fait la COVID dans les 3 mois précédents

Les patients allergiques à un excipient vaccinal

Les anticoagulants ou antiplaquettaires (aspirine, clopidogrel, ticagrelor, prasugrel) ne sont pas des contre-indications au vaccin

Comment se faire vacciner à l’Institut de Cardiologie ? quand ? ou ?

Comment ? Contactez le médecin qui vous suit à l’Institut de Cardiologie ou son secrétariat pour vous faire inscrire

Quand ? à partir de lundi pour les inscriptions

Où ? le lieu de vaccination sera l’UCASAR, la nouvelle unité ambulatoire dont nous vous avons parlé dans une lettre précédente. Ne venez pas sans rendez-vous car vous ne pourrez pas être vacciné sans ordonnance ou demande médicale et sans inscription préalable.

Quel vaccin ? celui qui sera disponible. Les deux vaccins sont parfaitement efficaces.

4. Soignants, vaccinez-vous aussi !

Le meilleur vaccin, c’est celui auquel on a accès en 1er. Pourquoi ?

- Car il vous protège, et donc protège vos proches avec qui vous vivez et chez qui vous rentrez après vous être occupé des patients.

- Car il protège vos collègues 

- Car il protège vos patients, la COVID-19 étant malheureusement devenu l’infection nosocomiale la plus fréquente 

- Car il permet de diminuer l’émergence de variants dangereux du virus

- Car vous donnez l’exemple : en vous vaccinant, vous encouragez vos proches à le faire aussi

- Car seul la vaccination va nous permettre de sortir cette crise.

Le vaccin adenovecteur recombiné AstraZeneca/Oxford est un vaccin efficace, qui a permis d’éliminer les hospitalisations pour COVID-19 avec une efficacité supérieure à 70 %. Les données montrent que ce vaccin est efficace contre le variant britannique. Les effets secondaires sont ceux des vaccins classiques : éventuellement fièvre et fatigue pendant 24h. C’est le signe que l’immunité est stimulée et fabrique les défenses contre la COVID-19. 

5. La France doit accélérer sa campagne de vaccination

Nous avançons trop lentement. Malgré une vaccination ayant visé les plus vulnérables, seuls 28 % des citoyens âgés de plus de 80 ans ont été vaccinés, contre 94 % au Royaume-Uni. Si les vaccins deviennent durablement disponibles il faut se vacciner vite et en masse !


Grâce à cette performance, le taux d’hospitalisation et mortalité chez les plus de 80 ans a chuté au Royaume Uni.


6. Et le vaccin Johnson and Johnson ?

Accepté par la FDA courant février, mais toujours en attente malgré un dossier déposé mi-février à l’agence européenne du médicament, le vaccin Johnson and Johnson présente pourtant ses propres avantages :

- Protection efficace contre les formes graves de COVID-19

- Efficacité entre 70 et 80 % contre la contamination COVID-19

- Données rassurantes vis-à-vis des variants

- Ne nécessite qu’une seule injection

- Conservation dans un frigidaire standard 

7. La thérapie par anticorps monoclonaux 

Vous avez peut-être entendu parler de la thérapie par bamlanivimab pour le traitement des formes modérées à sévères. Malgré l’enthousiasme et la communication gouvernementale entourant cette thérapie, il n’y a pour le moment pas suffisamment de preuves d’efficacité de cette thérapie. Ici le communiqué de la Société Française de Pharmacologie et de Thérapeutique :

https://sfpt-fr.org/images/documents/communiques/bamlanivimab_communique%CC%81_de_presse_SFPT.pdf

8. Attention aux Fake News

Elles circulent partout et en continue ! Il n’y a aucune donnée qui soutient l’utilisation d’ivermectine, de zinc, des vitamines contre la COVID-19. Référez-vous à votre médecin traitant ou écrivez-nous en cas de doute, mais surtout pas d’auto-médication ! 


“Une suite de petites volontés fait un gros résultat.” Charles Baudelaire

Retrouvez ces lettres et beaucoup plus sur notre nouveau site. www.action-groupe.org. 

Parole & Réactions, notre Association de Patients, continue à assurer le lien d’information avec l’Equipe Médicale de l’Institut de Cardiologie pendant cette période de pandémie. Vous pouvez à votre tour diffuser cette Lettre et inviter vos proches à s’inscrire à l’Association afin de recevoir les dernières communications COVID-19 et toutes les autres publications Parole & Réaction. Inscription d’un clic sur : http://bit.ly/ParoleReaction

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Pr Montalescot et l’équipe de Cardiologie





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